Il passe plusieurs mois par an en Normandie dans sa maison de Saint-Vaast
près de Fécamp, dont il dessine puis peint les environs ainsi que le travail des paysans. C'est d'abord un croquis (voir plus loin ses carnets) ou parfois une petite huile
peinte sur place, dans la nature, sans oublier les nombreuses aquarelles de paysages. La finalisation aura un atelier
pour cadre, Puteaux ? Saint-Vaast ?. Et si les poules et autres animaux de basse-cour ne le laisse pas indifférent, les dames et les servantes non plus, comme
l'attestent les nombreux portaits de son entourage. C'est la paysanne dans la nature, laquelle n'est qu'un cadre, un prétexte. Ou encore la femme bourgeoise des
villes et son portrait sur fond de jardin ou de tentures.
La guerre de 14-18 apporte la gêne pécuniaire et le sépare de son premier fils, André, qui restera mobilisé au moins jusqu'en 1919. Les nombreuses lettres
d'alors témoignent d'une affection simple et sans artifices pour ce fils éloigné. Le dernier du trio, Marius, est un globe-trotter plus distant dans tous les sens du
terme, "africain" d'abord, puis un temps "américain" comme cow-boy.
L'ainée, Hélène, non tenue de guerroyer et peu attirée par les aventures lointaines restera auprès de lui jusqu'à son mariage vers l'âge de 24 ans.
Hormis quelques toiles detenues par certains musées
nationaux, l'essentiel de son atelier reste aux mains des membres de sa famille.