carnets-photo

  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home numérisation

numérisation

flux de travail (3/3)


Les choses sérieuses peuvent commencer

Voilà ! vous avez fait l'inventaire, reclassé les "égarées" nettoyé leurs supports, et vous disposez d'une "base" de petites images dans laquelle vous allez pouvoir choisir les heureuses élues. Evidemment  des pétouilles apparaissent, l'automatisation donne parfois des couleurs peu engageantes, mais l'essentiel est de voir le contenu et c'est bien là le bût.

Une petite partie du travail est fait, les choses sérieuses vont pouvoir commencer et le plus long reste à faire. Vous allez vous battre avec la machine - et surtout - son pilote, mais aussi contre l'attente fastidieuse et les gestes à répéter continuellement. C'est le prix à payer !

Un bon conseil quand même, pendant que vous y êtes, n'hésitez pas - en cas de doute - à faire plusieurs scanns de valeurs différentes pour une même image. Ca peut vous aider plus tard à obtenir ce que vous souhaitez sans avoir à tout refaire, et photomatix (ou un autre) peut être vôtre ami si nécessaire.
 

les limites de la numérisation


LES INEVITABLES LIMITES

On a coûtume de dire que "la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a... " et on peut tout à fait appliquer ce dicton à nos supports d'images car, quelles que soient les qualités des scanners, aucun ne peut aller y chercher des informations qui n'existent pas.

Numériser un tirage au-delà de 300 dpi équivaut à arroser un trou de serrure avec une lance de pompier pour remplir un verre situé de l'autre côté de la porte, car dans ce cas on ne fait qu'interpoler l'image, c'est à dire créer des pixels supplémentaires qui ne sont que des copies "de voisinage" de ceux qui peuvent prétendre être les éléments originaux.
Encore faut-il définir ce que sont ces "originaux" - qu'aucun logiciel d'ailleurs ne sait différencier d'avec d'éventuels "faux" - car il ne s'agit que petits paquets d'argent-métal ou de colorants selon que l'on est en présence de noir & blanc ou de couleurs. Ces éléments sont dispersés pas très régulièrement en suspension dans des couches de gélatine, et l'on est loin des photosites tirés au cordeau des capteurs. Leur nombre varie en fonction du support, de sa sensibilité nominale et leur taille est fonction de cette dernière.
Un tirage-papier voit ses contrastes aplatis et dépasse rarement 300 dpi de résolution. Un négatif ou une diapo tournent autour de 3000 - 3200 et conservent une certaine profondeur de couleurs et tout le contraste encaissé par le film. D'où l'intérêt du scanner à films dont la dMax est généralement supérieure à celle d'un mixte.

Tout ceci pour rappeler (quitte à se répéter) que contrairement au numérique, scanner n'est pas "constuire" une image mais la re-photographier avec tous ses défauts et qualités. Un tirage mal fait avec des basses ou hautes lumières peu détaillées ne pourra quasiment jamais être "rattrapé" par une numérisation.
Dans le cas d'un travail pour l'édition, on peut parfois admettre d'agrandir à 150% des images sur lesquelles on souhaite se donner une certaine "marge" pour réaliser des retouches. Et l'affaire passe très bien à partir du moment ou la finalité est de réduire à nouveau à l'échelle de l'impression dans la mesure ou celle-ci se contente de formats modestes, car tous les éditeurs ne font pas nécessairement du "double page" ni même du A4.

Pour le film c'est autre chose. Un négatif peut contenir des informations que la tireuse n'a pas su trouver en particulier dans les zones d'ombres, la machine ou le "tireur" étant contraints de faire des choix qui consistent à "moyenner" l'exposition sur l'ensemble de l'image pour aplatir le contraste afin qu'il entre dans les bonnes grâces du papier. Les hautes lumières peuvent avoir fait les frais de cette façon de travailler ou - ce qui est plus radical - d'une mauvaise exposition (surtout avec le numérique) et ont souvent perdu des détails qu'il est quasiment impossible de rattraper.

C'est là que le numérique intervient. Là ou le papier montre ses limites, et ou les APNs mal drivés peuvent - avec l'écrasement en jpeg - être incapables de faire le "grand écart" entre les hautes et basses lumières, les pixels bien menés peuvent parfois nous tirer de ce mauvais pas à la condition de faire de bons choix.
Qu'il s'agisse des gros APNs capables de faire du bracketing (-1, 0, +1 ) et en Raw s'il vous plait... ou de la multi-numérisation appliquée à postériori à une diapo, on peut s'essayer à faire des "sandwich" au moyen de masques de fusion, ou encore du HDR (High Dynamic Range) à l'aide de softs tel que Photomatix (ici un tuto) Vous trouverez pas mal de liens sur la page Wikipedia vers laquelle renvoit le premier des deux liens ci-dessus, mais aussi sur ce site à la section [post-traitement].


 

le coolscan en Noir et Blanc


LES DUREES DE TRAITEMENT DES NEGATIFS NOIR & BLANC

noir et blanc Ci-dessous un tableau reprenant les temps en secondes, constatés lors de la numérisation d'un [négatif] Ilford FP-4 avec le Coolscan 5000 et son pilote [Nikon Scan], avec la résolution maximum de 4000 dpi et en fonction de l'activation de [GEM] faisant partie des trois traitements complémentaires liés à l'ICE4 :

L'anti-poussières ICE est désactivé car inutilisable avec ce type de film. La fonction GEM a été utilisée niveaux [2] et [3], [ROC] en principe ne sert à rien en monochrome.

Les durées vont du lancement de la numérisation à la mise à disposion - complète - de l'image dans la fenêtre de visualisation et/ou sur son support de sauvegarde. Le tout avec un simple AMD-Athlon de 1.25 Ghz de fréquence et 1 Giga de ram. Les temps sont donnés à la fois pour les fichiers en 8 et 16 bits, ce qui permet de constater que ces valeurs n'ont pas ou peu d'incidence sur la durée de numérisation.

Comme déjà constaté, la durée des traitement n'est pas influencée par la résolution et la profondeur de couleurs. Ce qui confirme que la machine traite et capture les noir & blanc de la même manière que les couleurs et que c'est en fin de cycle que les différences sont déterminées. Comme pour les négatifs couleur c'est lors du passage dans [GEM] que les durées augmentent sensiblement.

 

Les temps de traitements et les réactions software données ici le sont pour [Nikon Scan] d'autres pilotes pouvant avoir des comportements différents.

 

ACQUISITION
en DPI

TAILLE IMAGE
en pixels

SANS ICE
8 bits

SANS ICE
16 bits

ICE(n)
8 bits

ICE(n)
16 bits

GEM(2)

GEM(3)

 

 

 

 

 

 

 

 

4000

4166x2756

15 sec

15 sec

non

non

75 sec

75 sec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- L'activation de [GEM] est quasi indispensable avec le noir et blanc dont le grain est très présent avec ce scanner. Il n'est donc pas forcément le meilleur choix pour qui veut numériser majoritairement ce type de film, les Minolta eux-même bien que dotés d'un système d'éclairage plus "diffus", faisaient souvent moins bien qu'un bon tirage baryté scanné avec mon antique (et défunt) Agfa.



Maintenant quelques essais sur les vertus de la fontion [GEM] pour essayer d'atténuer le grain du film, pourtant un simple 125 iso, sans trop détruire la netteté de l'ensemble.


 

GEM 0
GEM 2
GEM 3
sans GEM activé
GEM niveau 2
GEM niveau 3

 

Bon ! donc on a vu des détails sur les niveaux 2 et 3 de [GEM] mais nous y reviendrons dans un autre article en mettant "Neat-image" à contribution. Ce logiciel indépendant proche cousin de "Noise Ninja" dispose de commandes d'affinage, permettant de moduler ses effets en fonction des trames à nettoyer et choisir le seuil à partir duquel elles s'activent.





 

comparons les deux scanners (1)


L'évidence...

Nombreux sont ceux de nos amis qui s'interrogent sur l'universalité des scanners mixtes. Ces derniers dotés de dos lumineux permettent de numériser des documents transparents et, à cet effet, sont fournis avec des porte-films pour divers formats de pellicules. Voilà qui est bien tentant pour qui souhaite disposer d'une machine universelle, avallant supports papier et vieilles diapos. Ces scanners ont fait d'indiscutables progrès ces dernières années, tant en finesse d'analyse (théorique) qu'en profondeur d'analyse et, nombreux sont les modèles proposés par canon ou Epson et dont les références se succèdent sans pour autant règler tous les problèmes liés à la formule. Et comme vous pouvez le constater à l'aide des images suivantes, le travail qu'elles rendent ne supporte pas la comparaison avec celui fourni par les scanners dédiés au film.


Pour information, voilà à gauche un crop partiel d'un scan réalisé avec un mixte à la résolution de 4800 dpi, à comparer avec la seconde image réalisée elle, avec mon Coolscan 5000 mais à 2400 seulement.

 

Epson Coolscan

L'Epson à la résolution de 4800 dpi.

Le Coolscan à 2400 seulement.

 

 

En effet, partant du principe que la résolution pratique de l'Epson ne dépasse guère 2400 dpi, voilà maintenant le même, ci-dessus à droite sorti du Coolscan réglé pour 2400 dpi seulement. Ceci afin de rester équitable. Ces deux images sont des "brut", sans ICE ni autre traitement, pas de remise à l'echelle non plus.

 

En fait, la présence de la vitre-support et de miroirs de renvoi, casse largement la résolution d'analyse qui ne correspond en rien à celle annoncée par les constructeurs. Ainsi les 4000 dpi "théoriques" peinent à égaler les 2800 ou 2900 "réels" qui sont le lot de la majorité des film-scanners du marché, et sont complètement mis "KO" par à ceux d'entre-eux qui travaillent à 4000.

Moralité pour les petits formats de tirage ou le moyen format, les très universels "mixtes" sont suffisants, pour les grands formats un scanner à films 135 est indispensable.




 

 

 

le coolscan et les négatifs


LES DUREES DE TRAITEMENT DES NEGATIFS COULEUR




Ci-dessous un tableau reprenant les temps en secondes, constatés lors de la numérisation d'un [négatif] datant de 1982 avec le Coolscan 5000, sur une résolution moyenne et en fonction de l'activation des trois traitements complémentaires liés à l'ICE :

L'anti-poussières ICE niveau [normal] et la foncion GEM niveau [2], et comme un vieux néga voit souvent ses couleurs se casser la figure, l'activation de la fonction [ROC] niveau 5 (moyen) devient plus que souhaitable.

Les durées vont du lancement de la numérisation à la mise à disposion - complète - de l'image dans la fenêtre de visualisation et/ou sur son support de sauvegarde. Le tout avec un simple AMD-Athlon de 1.25 Ghz de fréquence et 1 Giga de ram. Les temps sont donnés à la fois pour les fichiers en 8 et 16 bits, ce qui permet de constater que ces valeurs n'ont pas ou peu d'incidence sur la durée de numérisation.
Les temps de traitements et les réactions software données ici le sont pour [Nikon Scan] d'autres pilotes pouvant avoir des comportements différents.

ACQUISITION
en DPI

TAILLE IMAGE
en pixels

SANS ICE
8 bits

SANS ICE
16 bits

ICE(n)
8 bits

ICE(n)
16 bits

ICE(n)+GEM(2)
8 bits

ICE(n)+GEM(2)
16 bits

ICE(n)+GEM(2)
+ ROC

 

 

 

 

 

 

 

 

4000

4166x2756

40 sec

40 sec

45 sec

45 sec

100 sec

100 sec

100 sec

 

 

 

 

 

 

 

 


Comme vous pouvez le constater, la durée des traitement [SANS ICE], [AVEC ICE] est peu influencée par la résolution du scanner à négatif et la profondeur de couleurs. Ce qui laisse présumer un - tronc commun - dans ces première phases, d'autant que leur progression reste identique même lors de l'activation d'autres traitements complémentaires. En fait, les légers écarts contatés proviennent de l'incidence du poids du fichier sur son temps d'affichage.


C'est lors du passage dans [GEM] et surtout de [ROC] que logiquement les choses se gâtent nettement et que leur durée d'action varie avec la taille de l'image, sans que la profondeur (bits) de couleurs demandée ait une incidence importante.

- L'activation de [GEM] pèse lourd sur les temps de traitement, mais est souvent indispensable avec le noir et blanc dont le grain est très présent avec les Nikon. Celle de [ROC] bien utile sur les vieux négas - celui du modèle remonte à 1982 - provoque des temps quasiment insupportables ;

- La durée générée par [ICEn] anti-poussières n'est pas négligable non plus, mais épargne bien du temps passé à éliminer - à postériori - les inévitables poussières. Du moins pour tout ce qui est couleurs et films chromo-géniques, le noir et blanc et la Kodachrome étant allergiques à l'actuelle version de ce traitement. (je me répete)

 

 

L'indispensable [ICE] et [ROC] remontent bien les couleurs tout en s'occupant des poussières, [ROC] au niveau 5 (moyen) donne peut-être quelque chose de caricatural, et affiner cette commande donnerait certainement mieux. Mais après tout c'est pour une DEMO alors...

 



Mais dans tout ça on a oublié le grain, très présent sur ces films un peu anciens qui ignoraient les "Tabular", il va donc falloir traiter aussi avec [GEM] , ce qui ne va pas vraiment écourter notre attente et calmer nos impatiences.

 

Donc la totale, [ICE] + [ROC] + [GEM] on est parti pour 240 secondes (4 minutes) à 3000 dpi, et là on est tenté par le découragement et on se jure de ne pas attendre vingt ans pour numériser les quelques films que l'on va quand même encore faire... rien que pour embêter ceux qui ne jurent que par le numérique.





 


Page 2 sur 3
image aléatoire
route_tempeteG10.jpg