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la Kodachrome et l' ice


L'anti-poussières ! belle invention de chez "Applied science fiction" devenue Kodak depuis quelques années. Ont également créé [GEM], [ROC] et [SOH] c'est à dire [DEE] sous le label global d' ICE4.

Que de temps économisé sur ces salop...es de pétouilles qui se baladent partout sur la pelloche et nous font des "pets's" qui gâchent le paysage. Seulement l'ICE est réputé ne servir à rien sur tout ce qui conserve du métal après traitement. Donc, exit la Kodachrome et le noir et blanc. Tant pis on va s'en passer pour le travail courant mais, comme on est un peu têtu, on va essayer quand même.

(à noter qu'il semblerait que l'ice fontionne pour la Kodachrome sur le Nikon 9000, machine dont je ne dispose pas)


Premier essai


Voici une KM64 scannée SANS ICE !

La même AVEC le fameux ICE qui "ne fonctionne pas" sur les Kodachromes.


Pour le moment de ne percois pas de différence entre les deux. Pas d'artefacts, pas de détails oubliés, pas cette "soupe" qu'on nous a prédit. Essayons avec une autre, car c'est vrai que j'ai pris une diapo pas trop sombre, pas trop difficile à numériser. On va essayer avec une autre assez façile, en attendant de me lancer (un jour) dans un tas de tests avec des moches, des trop sombres et des trop claires.



Second essai


Ben oui c'est confirmé, la structure de la KM perturbe la diode infrarouge de l'ICE au point de lui faire prendre des vessies pour des lanternes. Ce qui est trompeur est que celà n'apparait pas sur tous les sujets. Ci-dessous un détail du chateau de Pierrefond ou il est clair que si la poussière à disparu, la "dillution" de certains détails est évidente. La première image sans ICE, les pointes du feuillage de gauche restent bien visibles, sur la droite un léger halo sur le côté de la tour est présent d'origine. La poussière aussi est bien visible mais ça c'est le bût du jeu.

Sur la seconde, les poussières les plus petites ont disparu, mais les dégats sont bien visibles : les pointes du feuillage, sont devenues fantômatiques et c'est toute la bordure de la tour qui est affublée d'un halo sur presque toute sa longueur, en tous ca bien plus marqué là ou il apparaissait déjà. Reste le fantôme de la plus grosse poussière mais là, la Kodachrome n'y est pour rien et tous les supports sont affectés lorsque l'on utilise l'ICE à minima.

En somme un coup ça marche, un coup ça marche pas. Je me dis que ça doit être en fonction du contraste. Si j'ai du courage je referais encore quelques essais pour voir à quelles limites du contraste le phénomène apparait...



 

les plaques sur verre


La mémoire de l'autre siècle...

Les scanners destinés aux films ne savent pas faire le travail présenté ici. C'est donc le royaume des scanners "plats" et à dos éclairants pour tout ce qui dépasse le 24*38. Du moins en ce qui concerne le matériel amateur.

Nikon


Au sortir de la machine l'image fait 3500x4983 pixels, passée ici en 600 de large pour les "1024", déjà que j'ai dû laisser tomber les 800x600... La machine a été pilotée par VueScan seul capable de cadrer à la demande des documents dont les formats sortent des sentiers battus.

Ces plaques sont souvent en mauvais état : gélatine décollée généralement sur les bords, parfois au milieu de l'image, des "pets" et divers rayures. Sur certaines scènes le très fort vignetage trahit les optiques de l'époque. Des zones claires aussi sans doute dues à des champignons. Bref, gros travail de retouche en perspective.

Nettoyage côté verre "uniquement" avec précautions : compresses douces imbibées d'un peu d'alcool. Rien côté émulsion ni sur la tranche, des essais de mouillage sur des morceaux de plaques cassées se sont soldés par un décollage immédiat sous forme d'un "magma" irrécupérable. Juste un dépoussiérage léger à l'aide d'un (vrai) blaireau ou de pinceaux en poils de martre... le tout sans insister.

crop

Le crop ci-dessus est "brut de pommes" et permet de voir la richesse de détails que l'on retrouve avec ces grands formats en dépit de la technique des émulsionneurs de l'époque. Une tentative d'accentuation genre 10,50,0 donne évidement des résultats mais le gain obtenu ne donne rien de mieux qu'une action de contraste général.

La rigidité naturelle de ces supports permet de s'affranchir de porte-film. Les plaques tiennent toute seule sur la vitre du scanner, par contre ne pas oublier de les poser gélatine contre verre pour éviter les anneaux de Newton.

Je duplique cet article et crée une catégorie nettoyage qui va s'avérer bien nécessaire tous formats confondus....
 

flux de travail (1/3)

 

Trier et nettoyer

Quel que soit le type de matériel utilisé, il existe quelques constantes quand à l'organisation du travail. En effet je pense que, mais celà n'est que mon avis, picorer des images un peu au hazard ne me semble pas une trop bonne méthode mais par contre, est l'idéal pour rapidement ne plus s'y retrouver entre ce qui est fait, reste à faire et vaut la peine d'être fait.


Et je redis (un genre de copier-coller) ce que j'ai écris par ailleur, il me semble que la première urgence consiste à s'assurer du bons stockage et classement de nos originaux. Et mettre le nez dans nos boites et pochettes pour inventaire et reclassement me semble un bon préalable. A cette occasion, je précise que la méthode du nettoyage par le vide à propos d'images réputées "sans intérrêt" ou "pas très nettes" m'apparait dangereusement radicale et source de regrêts ultérieurs.

A cet effet j'ai fais le choix de numériser toutes mes images, bonnes ou mauvaises, au moyen d'un scanner permettant de le faire rapidement (tout est relatif...) par lots, et en basse résolution afin d'avoir un genre de catalogue d'images qu'il est façile d'indexer par années, mois, etc, etc.

Pour ce travail, un scanner mixte est largement suffisant, quitte à l'emprunter ou à en acheter un d'occasion : Pas besoin qu'il soit doté d'une résolution d'enfer, à moins qu'il ne soit destiné "aussi" au travail final. Je conseillerais alors, une machine récente permettant de passer quatre bandes de 5-6 négatifs ou 8 diapos.

Pour ma part j'ai choisi - et celà me semble naturel - de mettre chaque film dans un répertoire nommé AAAAMMx, X étant le numéro ou la lettre de chaque film de la même période. Le pilote du scanner devrait permettre une numérotation auto sous la forme de : AAAAMMx_001, 002, 003, etc.

Puisque l'on est dans la manipulation de nos originaux, on va en profiter pour leur faire - au passage - un petit coup de "propre". A l'aide d'un pinceau très doux, ou mieux encore une brosse antistatique,  on va s'efforcer de chasser les poussières rivées à leur surface, surtout pour ceux du type "allergiques à l'ICE" sur lesquels on devra opérer ultérieurement un nettoyage aussi fastideux qu'énervant.

Les films noir et blanc peuvent prendre un bain sans problême dans une solution d'agent mouillant (agepon ou autre) l'idéal étant de les remettre dans la spire de développement. Ensuite on  les suspend - à l'aide d'un trombone ouvert et passé dans une perfo - sur le fil à linge de la salle de bain (par exemple) ou dans un local dont l'humidité décourage les poussières. Eviter absolument le sèche-cheveux qui va s'empresser de jetter sur le film toutes les poussières de la maison. Pour les autres types de film un coup de "Film cleaner" en bombe est préférable à tout autre traitement.

A noter que les vieilles Kodachromes, sont généralement dotées de caches en carton - certe écologiques - mais souvent torturées par les ans, et qui constituent des nids à poussières permanents. L'astuce consisterait à les remplacer par des caches en plastiques - bien moins écologiques - mais bien plus sages en matière de déchets indésirables. L'opération n'est pas neutre, tant par le budget à y sacrifier que par le temps passé à effectuer l'opération. Si ça vous tente je conseille vivement les modèles Gépé - sans verres - Ceux avec verre se prêtant mal à un stockage permanent. Dépechez-vous, ces produits deviennent difficiles à trouver en france... numérique oblige.

Puisque la diapo est mise ainsi à nu, on va en profiter pour lui donner une petit coup de "Film cleaner". Appliqué sur un chiffon sans peluches, on va traiter "doucement" des deux côtés sans frotter trop fort pour éviter de rayer la surface. Ce produit, volontairement volatil, permet de retirer les taches d'eau, les traces de doigts et les poussières sans humidifier la surface.

Pourquoi ne pas laver aussi ces films couleurs ? Leur traitement fait appel à des produits stabilisants à base de formol dont l'efficacité pourrait être remise en cause par le "bains de pieds" proposé plus haut pour le noir et blanc. La présence de ce stabilisant n'est sûrement pas l'effet du hazard, n'oublions pas qu'en couleurs tout l'argent-métal fout le camps dans les bains, et qu'il ne reste que des colorants dans le film. Je n'ai jamais cherché à laver ce genre de films de peur de ruiner toute espèrance de longévité pour des supports ainsi (mal)traités, ce qui n'est pas le bût.

 

 

à propos de vuescan...

Je réactive cette section que j'avais fermée suite à la traduc. en français de ce pilote uniquement anglophone à l'origine. Maintenant les menus sont bien plus clairs, même si la prise en mains du logiciel nécessite malgré tout une certaine dose de bonne volonté de la part de l'utilisateur.

Vuescan est le sauveur des vieux scanners dont les pilotes - souvent médiocres d'ailleurs - n'ont pas survécu à l'arrivée des dernières versions de windows et de l'os d'apple. Pratiquement tous les O.S sont couverts tant en 32 qu'en 64 bits, et les (trop?) fréquentes mises à jour laissent augurer quelque espoir quand à l'utilisation de nos numériseurs passés et actuels. Du moins pour ceux qui restent.

 

GEM et le noir & blanc


TRAITEMENT DU NOIR & BLANC AVEC LA FONCTION GEM

Maintenant quelques essais sur les trois niveaux de la fontion [GEM] sur un film de 125 iso. En effet le système d'éclairage (diodes) des Nikons donne des détails un peu "sec" et fait apparaitre le grain de manière trés marquée. Le test est réalisé à l'aide d'une capture à la résolution maximum permise par le scanner (4000 dpi) et les crops sous forme de vignettes n'ont fait l'objet d'aucune remise à la quote, ni du moindre traitement hormis le passage obligé en jpeg.

Pour m'amuser j'ai utilisé Neat-Image pour comparer avec GEM [3] et GEM[4] car le flou déjà bien présent à [3] est accentué encore à [4] évidement. Neat-Image ne fait pas moins bien que GEM[3] bien que je l'ai appliqué en "Global" sur l'image, alors qu'on peut le faire travailler plus finement. Pourrait faire mieux donc ! Faites des réglages en fonction de l'image...




GEM 0
GEM 2
GEM 3
sans GEM activé
GEM niveau 2
GEM niveau 3
GEM 3
 Neat-Image
GEM niveau 4
Avec Neat-Image à 70%
Bon ! donc on a vu des détails sur des vignettes et c'est plus ou moins parlant. Mais je vais passer à des formats plus grands afin d'avoir une vue globales des images. Simplement un écran même large ne permet que de présenter des formats limités, réduits donc donnant une meilleure - mais trompeuse - apparence de netteté, et en jpeg en plus. De quoi nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

En fait il faudrait prendre en compte l'image dans sa taille d'utilisation et comparer après tirage ou impression. Neat-image règlé à 70% c'est un peu "à la louche" et on doit faire beaucoup mieux avec de fins réglages et gagner du temps sur [GEM] qui nous casse la cadence. Mais là on est dans le post-traitement.



 
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