|
En ce début de siècle, la Normandie est tout à la fois l'une des provinces nourricières
de la France et - à la belle saison - un lieu de villégiature pour la bourgeoisie des villes.
Région avant tout agricole, la Normandie dès la fin du 19e siècle a vu se développer sur ses côtes des stations
balnéaires attirant à la fois une clientèle locale et les parisiens les plus aisés.
En effet, peu éloignées de la capitale, des villes côtières telles que:
Trouville-Deauville ,
Houlgate
et
Cabourg
se partagent les hôtes de choix tandis que d'autres petites villes plus à l'ouest telles que
Saint-Aubin,
Lion-sur-mer,
Courseulles-sur mer,
Asnelles
ou
Arromanches voient, l'été venu, une population plus locale et familiale prendre
possession de leurs plages.
Alors qu'un
arrière pays,
laborieux
et principalement
rural
vaque à ses occupations, les grandes villes présentent bien d'autres atouts.
Par exemple:
Rouen,
Le Havre,
Cherbourg
et Caen sont des centres commerciaux industriels ou portuaires importants.
Plus au nord
Dieppe
est un grand port de pêche, et il est loin d'être le seul. Tandis que les grandes villes de l'intérieur telles que
Bayeux et Saint-Lo, servent de plaque tournantes aux
marchés agricoles (animaux, matériel, produits alimentaires)
et à
l'artisanat local. La Normandie du début du siècle est une belle région, autosuffisante, où l'on
travaille dûr mais où l'on vit heureux.
|