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C'est la grande et soudaine ouverture... pour le meilleur comme pour le pire. La télé est entrée dans les maisons,
précédant de peu le confort. Celà va parfois jusqu'à la carricature : on cache les vieilles poutres pour
d'horribles faux plafonds. Pire! c'est le règne du formica, la valse des vieilles armoires sculptées, les
cheminées (l'âtre) sont bouchées et cachées. Plus positivement, on a honte du tas de fumier que l'on
cache désormais derrière une grange - ce qui n'est pas plus mal en effet - et l'on cimente le devant de la maison pour
faire reculer la "gadoue".
Heureusement l'hécatombe ne va pas durer. Les poutres vont ré-apparaitre, le formica va passer de
mode et si les cheminées restent fermées... on ne les cache plus.
Le "français" des médias a remplacé le patois, et les "petit dernier"
des enfants remuent tout ce monde-là avec application et énergie. Les communs abritent désormais une
salle de bains et le tracteur a la radio.
Et le désenclavement se poursuit, le territoire
s'équipe: autoroutes, réseau secondaire bien entretenu, trains plus rapides et confortables.
Mais peut-ont toujours parler de progrès? On peut avoir la nostalgie de certaines coutumes, des grandes
réunions rendues moins attractives par la télévision, et regrèter
le vieillissement de la population due
à la raréfactions des enfants dans les campagnes.
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